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Le péage sans barrière, la solution d’avenir

L’avènement des nouvelles technologies a amené le législateur à adopter une loi dite « d’orientation des mobilités » qui comprend la suppression progressive de toutes les barrières aux péages sur les autoroutes de l’hexagone. Cela ne signifie aucunement la gratuité de circulation, mais plutôt l’adoption de nouveaux dispositifs permettant de capter et de facturer les passages des automobilistes, sans que ces derniers n’aient besoin de s’arrêter. Déjà en vigueur dans plusieurs pays de l’Union Européenne, ces péages sans barrières sont actuellement testés en France. Leur généralisation, qui ne fait guère de doute, est une question de temps et va dépendre des résultats de ces péages pilotes.

Comment fonctionne un péage sans barrière ?

Le péage sans barrières fonctionne grâce à des portiques, garnis de capteurs et de caméras infrarouge, qui permettent de scanner les plaques d’immatriculation des automobilistes et de lire leurs badges d’autoroutes. Les usagers des autoroutes passeront sous ces portiques sans avoir besoin de ralentir ou de s’arrêter. Les caméras et les capteurs scanneront alors soit l’immatriculation du véhicule, soit le badge télépéage sur le pare-brise du véhicule qui permettra son débit immédiat. Autrement la facture lui sera envoyée à son domicile. Des applications mobiles spécifiques vont également venir se greffer au dispositif, avec la possibilité d’enregistrer son trajet et de payer en ligne, grâce à la lecture par les capteurs et par les caméras, de la plaque d’immatriculation associée. Deux autres possibilités de règlements des trajets, après les avoir effectués, sont à l’étude. Tout d’abord la possibilité de se connecter à une page web dédiée et de payer en ligne. Ensuite la possibilité de se rendre chez un commerçant partenaire et de régler sa facture de trajet autoroutier chez ce dernier grâce à tous les moyens de paiement bancaires traditionnels, en liquide, en carte bleue, ou en chèque.

La crainte des répercussions tarifaire à la suite du changement de dispositif

Les travaux à envisager pour rendre ces dispositifs modernes efficients, sont doubles. Il y a tout d’abord des travaux de suppression des barrières et des installations de péages actuelles, partout sur les autoroutes hexagonales. Ensuite, il y aura des travaux généralisés d’installation des portiques, équipés de capteurs, de caméras, et d’une technologie embarquée pointue. A ce stade, celui des tests grandeur nature sur quelques autoroutes pilotes, il est encore impossible de dire si ces doubles travaux auront une répercussion sur le tarif de circulation pour les usagers.

Ce dispositif 3.0 ouvre-t-il la porte à la fraude ?

Le taux de fraude au paiement des trajets autoroutiers est actuellement de 0,02%. Le dispositif envisagé, d’après les experts du secteur, pourrait faire passer ce taux à 5%. Les biais introduits par la lecture optique de plaques d’immatriculation, de badges, par les possibilités de paiements ultérieurs, sont nombreux. Le législateur envisage toutefois de palier à ces possibilités de fraude par la dissuasion, en augmentant de manière importante le niveau des sanctions en cas de fraudes avérées. L’usager récidiviste du non-paiement pourra recevoir une amende de 7500€ et encourra une peine de six mois de prison. Il convient donc d’assortir l’installation de ces nouveaux dispositifs, d’une signalisation très claire et visible, pour éviter que les usagers ne se rendent pas compte du passage à un péage et qu’ils n’omettent pas de payer de bonne foi.

Dans combien de temps le dispositif sera-t-il généralisé ?

Expérimenté depuis le début de l’année 2019, notamment sur l’autoroute A837, sur le tronçon proche de Tonnay en Charente-Maritime, ainsi que sur l’A10 reliant Paris à Tours, le dispositif pourrait être effectif dans les mois à venir. La société Sanef évoque une mise en place effective en 2020 sur quelques autoroutes, une dizaine d’année étant nécessaires pour la suppression de toutes les barrières.

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